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Interview

Interview de Marie Lerouge : Le choix de Pénélope

La rubrique Interview permet de vous faire découvrir des auteurs de talents. Mais également des bloggeurs, éditeurs…en bref, tous ces beaux gens qui adorent, comme Le Monde Editorial, la littérature et ses trésors.

 

Marie LerougeAujourd’hui, nous découvrons Marie Lerouge, auteur de plusieurs romances notamment publiées chez Amorosa. Son dernier livre, Le choix de Pénélope, est sorti le 07 novembre 2014 aux éditions Harlequin.

Petite biographie de l’auteur : Née à Lille un 15 avril, elle y a fait ses études d’économies et de management avant de se rendre à Paris et réaliser son rêve : devenir journaliste, un métier qui réunit à merveille ses passions pour l’écriture et les voyages. Pour écrire, elle s’inspire entre autres de ses voyages comme dans L’amant de Russie, roman publié chez Amorosa en 2011.


Bonjour Marie et merci de m’accorder cette interview. Vous souvenez-vous de la toute première histoire que vous avez écrite ? De quoi parlait-elle ?

J’ai le souvenir vague et lointain d’ébauches d’histoires inspirées par des lieux : un site préhistorique en Irlande et une rangée de maisons sur l’île de Burano en face de Venise. J’avais titré la seconde « Les maisons peintes ». Pas génial ! Mon souvenir s’arrête là ☺

Mon vrai premier roman est une histoire assez sombre qui traite des liens familiaux et des différences sociales. Il a pour cadre une ville industrielle du Nord de la France. Ce roman repose en paix au fond d’un tiroir, mais je crois qu’il m’a permis de régler mes comptes avec mon enfance, comme c’est souvent le cas avec les premiers écrits. Je précise qu’au cœur du roman, il y a l’histoire d’un amour impossible et qui se termine tragiquement. Aujourd’hui, mes épilogues sont plus heureux.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ? Qu’est-ce qui vous motive ?

Si on m’en empêchait, je ferais la fortune des pharmaciens, des psys et/ou des producteurs de champagne ☺. Dans mon cas (grave mais pas désespéré), écrire est une nécessité vitale qui va de pair avec lire. Je suis capable de ne faire que ça. Si je creuse (mais sans toucher le fond quand même), je me dis que c’est le moyen qui me convient le mieux pour me déconnecter de la réalité entre deux immersions dans la vraie vie, histoire de nourrir l’inspiration. Je pourrais aussi courir par exemple, mais le sport n’est pas trop mon truc.

Pourquoi cette prédilection pour la romance ?

Quoi de plus passionnant à observer et à disséquer dans la vie que les relations humaines ? Et quoi de plus mystérieux que le sentiment amoureux ? Avec l’amitié, c’est le seul lien qui dépend vraiment du hasard. Et c’est ce qui me passionne dans l’écriture de la romance : être à l’origine de ce hasard (se prendre pour le destin en gros) et une fois que la connexion est faite, décider de l’évolution de la relation (grisant comme pouvoir !) ou se laisser embarquer par les personnages dans un tout autre trip que celui qu’on avait prévu. Et là, ça devient vraiment très excitant. À côté de ça, je ne néglige pas les liens familiaux ou professionnels par exemple. Il y en a toujours en arrière-plan de mes intrigues amoureuses.

Dans « Le choix de Pénélope », vous traitez de la question du handicap dans un couple. Pourquoi ce sujet ?

Curieusement, c’est la première fois qu’on ose me poser la question (merci ☺) et pourtant je m’y attendais. Le sujet devient de moins en moins tabou. Il y a eu le succès du film « Intouchables », plutôt sur le thème de l’amitié, et surtout cet autre film très fort : « De rouille et d’os » avec Marion Cotillard, sans oublier « L’homme de chevet » avec Sophie Marceau, tiré du roman d’Éric Holder que j’avais lu. Plus récemment, la télé s’y est risquée avec la série policière « Caïn » sur FR2 dont le héros est un flic en fauteuil plutôt craquant à l’humour ravageur (j’attends la saison 3 avec impatience) et toujours sur la 2,  « Vestiaires », une mini série déjantée sur l’univers du handisport.

Comme les héros trop parfaits ne me passionnent pas (après tout, on a tous nos failles et nos handicaps plus ou moins visibles), je me suis dit pourquoi pas ? Osons ! Tout en sachant qu’il fallait éviter les clichés et que j’avançais en terrain miné. Harlequin a suivi. Les premiers commentaires et les premières chroniques (dont la vôtre) m’ont rassurée. Tout au long de son périple qui le mène de Barbizon (si, si !) à New York et au Québec, mon couple tient la route, enfin j’espère. Malheureusement, il ne cartonne pas dans les classements. Est-ce le thème qui rebute ou le pitch de l’éditeur qui n’accroche pas ? Je ne sais pas. Donc, j’espère que la publication de cet entretien va faire bouger les lignes ☺. Simon est peut-être handicapé, mais ça ne l’empêche pas d’être séduisant, talentueux et bourré d’humour. Pénélope n’a pas résisté (enfin, il lui a fallu un peu de temps quand même avant de craquer), mais bon, dans la mesure où Simon est un mec pas facile à vivre, et Pénélope, une nana à fleur de peau qui se barre à la moindre contrariété, ce n’est pas gagné non plus, leur histoire d’amour.

D’où vous vient l’inspiration d’une manière générale ? Vous puisez beaucoup dans vos voyages, n’est-ce pas ?

De partout : les livres, les films, la presse, la rue, la radio, les gens… J’ai toujours les oreilles qui traînent, les yeux qui photographient et le cerveau qui éponge. Quelquefois, ça peut ressortir longtemps après. Là encore, c’est très mystérieux. Par exemple, ma dernière idée a jailli à partir d’un article du magazine ELLE et cette fois, ça n’a pas traîné. Il fallait que je m’y mette tout de suite. J’y suis encore. Autre exemple, l’autre jour, dans une salle d’embarquement, j’étais assise derrière trois jeunes femmes à espionner leur conversation (boulot, amoureux…) : une mine d’or ! Je prends rarement des notes, mais là, oui. C’était trop beau, pas question que ça se perde.

En voyage, je tire des centaines de photos. Plus tard, j’y reviens pour décrire un lieu. Ce sont surtout les villes qui m’attirent. Dans « Le choix de Pénélope » par exemple, Lisbonne et New York jouent un rôle important.

Par contre, à la différence de certaines romancières comme Nathalie Charlier par exemple (qui a bien voulu me révéler ses sources en ce qui concerne le physique de l’irrésistible Raph,  héros de sa série « Apprends-moi »), je m’inspire rarement de stars pour incarner mes héros. Mes personnages n’ont pas de contours précis dans ma tête. Parfois je connais la couleur de leurs yeux ou de leurs cheveux, mais rarement plus.

En quoi le besoin d’être publié est-il important pour vous ?

Je ne connais pas beaucoup d’auteurs qui diront qu’ils s’en moquent. Être publié, et surtout lu, c’est le rêve absolu, sans parler de celui de connaître son quart d’heure de gloire sur le plateau de la « Grande Librairie » ☺. Ce serait le must, mais seulement parce que je trouve François Busnel assez sexy dans le genre intello.

Comment s’est passé (et se passe) le travail de collaboration avec Harlequin ?

Super bien depuis le début en 2013. L’équipe est accueillante et à l’écoute. Comme j’habite Paris, j’ai pu rencontrer Sophie, la responsable éditoriale, à plusieurs reprises et c’est toujours agréable d’ « humaniser » des contacts qui se déroulent essentiellement par courriels.

Une fois le manuscrit accepté par le comité de lecture (chez HQN, le verdict tombe assez vite), le travail de correction se fait de manière classique sous forme d’allers et retours du manuscrit. C’est une partie du processus que j’aime beaucoup, car la correctrice est la première à émettre des remarques pertinentes et objectives sur mon travail (je n’ai pas de bêta-lectrices), à déceler les incohérences, les anachronismes, à traquer les fautes et les erreurs qui échappent à l’auteur, à force d’être en immersion. J’ai eu de la chance, car pour les deux premiers, il n’y a pas eu de changements majeurs, sauf de ma part ☺. On verra pour le prochain.

Ensuite, commence l’attente de la couverture et c’est toujours un grand moment de la découvrir. J’ai été gâtée avec celles de mes deux romans aussi attirantes l’une que l’autre, je trouve. À partir de là, l’éditeur reprend la main sur le texte de présentation, la promotion… et l’auteur s’efface en espérant que les lecteurs seront au rendez-vous. Mon seul regret est de ne pouvoir être associée à cette phase finale.

Quels sont vos prochains projets ?

Mon troisième roman (une saga familiale bretonne pour résumer) a été accepté, mais tant que le contrat n’est pas signé, je préfère ne rien dévoiler par superstition. Sinon, il y a une Alice, qui piaffe entre les pages d’un manuscrit en cours d’évaluation, toujours chez HQN. Elle est l’héroïne d’un conte de fée contemporain qui tient à la fois d’Alice au pays des merveilles, de la Belle au bois dormant et de Cendrillon.

J’ai vu que vous travaillez actuellement sur un roman participatif. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Roman participatif ? Pas tout à fait, même si je l’ai présenté comme ça sur ma page Facebook. Disons que je garde la main sur le scénario et les personnages mais que je fais appel à l’assistance technique de mes contacts sur des sujets que je connais mal comme les héros les plus sexy des séries ☺, les facéties des chats ou les must-have en matière de Smartphone. Si je confesse que je suis plutôt fan de « Downton Abbey » que d’ « Arrow » ou de « Docteur House » que de « Grey’s Anatomy », que je ne suis pas la maman d’un chat (mais de trois fils), et que mon portable est un  épais dinosaure noir de marque Nokia tout juste capable de téléphoner, vous comprenez mieux le but de la manœuvre. Mes prochains appels à l’aide devraient concerner les tatouages et la zumba.

Quant au pitch, je suis tellement contente de mon idée que je ne la dévoile pas. Sachez seulement, puisque c’est public, que l’héroïne se prénomme Laure (pour l’instant), que Stephen Amell nourrit ses fantasmes (je sais, elle n’est pas seule sur le coup), et que son chat répond (pour l’instant) au nom de Balthazar quand il daigne répondre.

Puisque c’est dans l’air du temps, j’ai l’intention d’en faire une série. Je vous livre un scoop, car je n’en ai pas encore parlé à mon éditrice ☺. Là encore, je n’en dis pas plus, car si Laure (mon héroïne, je le rappelle), qui est du genre susceptible, ne séduit pas HQN, elle risque de le prendre mal et d’aller s’isoler sur une île déserte avec son fauve et son iPhone 5c rose (même si la probabilité de capter la moindre onde est proche de 0 sur ce genre d’île), et on n’entendra plus jamais parler d’elle. Ce qui, à mon avis, serait dommage.

Dans mes précédents romans, j’ai un style plutôt classique, mais sur ce coup-là, vous pouvez déjà deviner, je me lâche complètement.  

Un dernier mot ?

FIN

Non je blague. Ça c’est la faute de Laure qui raffole du champagne comme moi.

Mon vrai dernier mot :

MERCI au Monde Éditorial en particulier et aux autres sites ou blogs littéraires en général qui chroniquent les e-books (Laure est prof d’anglais, ce qui explique sa propension aux anglicismes), d’offrir à leurs auteur(e)s la possibilité d’être en vitrine et d’entrer en relation avec les lecteurs même si celle-ci n’est que virtuelle. Mais n’oublions pas le côté excitant du mystère.

Mon dernier, dernier mot : THE END

Merci encore, Marie, pour avoir accordé cette interview au Monde Editorial.


Le choix de PénélopeRetrouvez Le choix de Pénélope.

« Dès que ses yeux se sont posés sur Simon, Pénélope a su qu’il était celui qu’elle attendait. Mais alors qu’un amour d’une telle force aurait dû être facile, évident, ils n’ont pourtant cessé de se heurter à de multiples obstacles ; la distance, la différence de Simon, son passé à elle… Comme s’ils devaient mériter leur bonheur et gagner le droit d’être ensemble. Et, aujourd’hui encore, Pénélope se retrouve de nouveau face à ce terrible choix : doit-elle se battre pour voir fleurir leur amour ou renoncer à Simon ? Son cœur lui souffle déjà la réponse : elle fera tout, quoi qu’il lui en coûte, pour être avec l’homme qu’elle aime… »

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Discussion

5 réflexions sur “Interview de Marie Lerouge : Le choix de Pénélope

  1. Une interview très intéressante. Merci de nous avoir fait découvrir cette auteure! 😉

    Publié par Marie et Anne | 7 février 2015, 9:07
  2. Une interview très intéressante 🙂

    Publié par Léa TouchBook (Léa Touch Book) | 6 février 2015, 7:39
  3. Merci Jessica de me donner l’occasion de me lâcher pour une fois 🙂

    Publié par Marie Lerouge | 6 février 2015, 8:38

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